samedi, février 07, 2009

Fugitif

Permettez moi une petite improvisation.. après tout, on fuit tous quelque chose. Ajoutez à ça une note de romantisme, une fine touche de tragique, un brin de sensualité et vous obtenez :

Tandis que le jour se lève au loin sur l'avenue, je la voie dans le ciel qui brille un peu pour moi. Je ne connais pas la vie, celle de ceux qui la vivent. De loin elle me fait peur et je crois que j'en meurs.

Alors je la regarde, elle que je veux vivre. Par moment je l'entends, elle rit de mes horreurs.

Il est loin le passant, qui assemble ses actes à de l'éternité qu'il ne possède pas. Douce, ne quitte pas la vie, celle qui t'a fait naitre pour celle qui le fait vivre.

Je veux plonger dans tes yeux, ceux là qui nous désirent, me laisser chavirer par les soupirs intenses que je croirais rêver, donner lèvres à des mots qu'on ne prononce pas, penser à ce qui est, pas à ce qui sera.

Il est grand le désert dans lequel on s'agite, il est long le chemin pour penser le quitter. Pour l'heure c'est dans tes songes qu'on se laisse effacer, demain ce seront les leurs qui viendront nous chercher.

1 commentaires:

Ema a dit…

qu'ils sont beaux et triste ces deux dernier poème... la fuite et le désespoir d'un rêve que l'on n'arrive pas vivre...que l'on s'empêche de vivre...
Une peur panique d'un lendemain cruel que l'on est prêt à provoquer pour pouvoir la justifier!
Courage "il est long le chemin..."
laisse toi t'effacer dans "ses songes" et "les leurs" ne viendront pas inévitablement te chercher!

 
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